23 juillet 2013

Restaurant Prévôt à Cavaillon

Quand on vous dit Cavaillon, à quoi pensez-vous ?
Pour moi ce fut instantané, j'ai pensé : 
Les Melons de Cavaillon !
et pourtant j'étais bien loin de ces cucurbitacés, et surtout de cette Provence tant fantasmée à l'époque !
Et c'est de ma Suède que je m’apprêtais à quitter pour ce petit coin de Provence, que mon destin allait basculer au Paradis du Melon...
Parce que Cavaillon est intimement liée aux melons.
De par son histoire bien sûr, puisque ce sont les Papes d'Avignon, grands amateurs de melons, qui importèrent des graines depuis l'Italie pour les faire cultiver sur ces terres riches des limons de la Durance, ou grâce à un Alexandre Dumas, gourmand et gourmet notoire, qui se fit payer la commande de quelques 300 exemplaires d'écrits pour nourrir la toute jeune bibliothèque de la ville en une solde de melons,  à vie ( qui fût honoré par ailleurs jusqu’à sa mort), ou de par ces familles d'expéditeurs qui firent la notoriété et la richesse de cette petite ville.
Aujourd'hui, et ce après la grande époque de la culture du melon, il reste toutefois quelques grands ambassadeurs de ce légume-fruit...
On y célèbre toujours chaque fin du mois de juin, la Fête du Melon, une confrérie et un syndicat assurent la pérennité et la mise en valeur du célèbre cucurbitacé et un grand chef nous régale de ses créations depuis 30 ans, amoureux qu'il fut de sa belle melonnière et de son produit.










Parce qu'entrer Chez Prévôt, c'est entrer pratiquement chez une légende, un personnage hors du temps, pénétrer un pan tout entier de l'histoire du melon et de la ville.
Comble du hasard ou pas,ce restaurant fut autrefois des entrepôts appartenant à la famille Bouffard, grands expéditeurs de melons de la ville...
L'histoire ici, ne fait que poursuivre son chemin entre modernisme et traditions.  
La "belle melonnière" est toujours là, fidèle au poste, mais c'est la fille maintenant qui assure l’accueil, la communication et la bonne humeur...
 Monsieur Prévôt, lui, arrive, vous serre joyeusement la main ou vous embrasse - c'est selon -, son célèbre chapeau vissé sur la tête,  le sourire aux lèvres et sa verve habituelle !
Du melon aux étoiles, il n'y a qu'un mot : 
Passion 

Et la passion, chez les Prévôt, ça se transmet de père en fille...

Aux manettes, bien sûr donc, Monsieur le père, en cuisine. Evidemment grand défenseur d'une restauration noble, d'artisans, mais également formateur de plusieurs générations de cuisiniers et cuisinières, voire pâtissières. Mécène, amateur d'objets d'art, ici, on expose de jeunes talents "presque" inconnus...
Ensuite, sa fille, sa souriante Sandra-Rose, digne héritière de son passionné de père, elle officie auprès de la clientèle avec beaucoup de fraîcheur... Elle vous conseillera des vins du pays ou d'ailleurs avec maestria !
Pour le staff exécutif en cuisine :
 le second,  Romain Dumas,  accompagné de Fatima Koubaa à la pâtisseries et aux desserts. Ils ont fait des merveilles dans l'obtention de cette étoile "pas tout à fait tombée du ciel", tant l'acharnement, le travail et la passion de cette maison se retrouve dans tous les moindres détails !

La Maison Prévôt a fait peau neuve cette année et c'est la 32ème année d'un amour fou qui ne se dément pas...
Dès l'extérieur et la nouvelle façade, on découvre un nouvel habit sobre, chaleureux, moderne et accueillant, la métamorphose est très réussie !
A l'entrée, un petit canapé d'attente. Au fond, une boutique de produits dérivés : 
tabliers, chapeaux, melons confits et Mélanis...
Vous ne connaissez pas encore le Mélanis ? C'est normal, cette création de Mr Prévôt est un apéritif à base d'épices, d'amandes et de melon, que l'on ne trouve à ce jour que chez lui...
Une merveille que je vous recommande, même si comme moi vous n'aimez pas le Pastis.
Et c'est ainsi que nous entrons en matière, parce que oui, c'est de gastronomie qu'il s'agit avant tout !
Dimitri Kuchenbrod que je retrouve à table 
(et qui gère la communication du restaurant ) me propose de découvrir le menu 
Melon Love Story ...
A L'Apéro :
Nous attaquons par le Mélanis donc, frais et subtilement parfumé, l'apéritif de la maison est un régal au palais, des saveurs douces et épicées vous caressent la bouche, et c'est parfait en cette belle journée chaude au pays du melon...
 on nous apporte un plateau avec quelques sablés à l'olives noires & concassée de tomates, une verrine de crémeux de pommes de terre à l'anchois et un morceau de melon de Cavaillon à la gelée de Chartreuse...
Je dois avouer que j'ai adoré...
La mise en bouche est une belle entrée en matière, sans melon toutefois, mais avec un petit "plus" qui finira par me convaincre que je suis à la bonne table :
Un gaspacho de tomates "ananas" & concombre, bien acidulé, accompagné d'un tartare de taureau fumé "maison" aux aiguilles de pin de la Colline, là il faut bien l'avouer, mon cœur est conquis !
Ma Colline que j’aperçois de ma fenêtre inspire en cuisine, bien, très bien...
Une entrée suit, à base d'encornets farcis de volaille à l'artichaut, ventrèche grillée et pignons de pin, sur une purée froide de melon à la citronnelle, une émulsion marinière tope le tout, c'est très équilibré...
Dimitri, lui, découvre les petits farcis à la queue de bœuf braisée au vin rouge...
La suite est une surprise totale :
Un petit melon qui sert de caquelon, est garni de homard mitonné dans une bouillabaisse faite à base de ses carcasses. Le melon cuit révèle une chair parfumée et confite, le tout est original et surprenant !
Dimitri poursuit, quant à lui, avec un merlu rôti sur un caviar d'aubergines au citron...
Je grignote ensuite un fromage affiné tout droit venu de chez mon amie Patricia du Mas Alegre , le tout empaqueté de façon bucolique, comme pour un pique nique !
Les desserts sont, de manière surprenante, très peu sucrés, les glaces faites sur place !
Je me régale d'un dôme meringué au Yuzu, à la mousse légère de melon sur un sablé croustillant, accompagné d'une crème glacée aux amandes, Dimitri d'un "vrai" Tiramisu au café...
Nous terminons sur un très bon café et quelques mignardises, et parlons encore et encore de la ville, du melon, de cette Colline là-haut. Les clients sont allemands ou habitués de la maison, certains ont téléphoné et commandé le fameux Mac Prévôt que je m'empresse d'aller voir en cuisine, c'est une formule originale que je vous invite à découvrir ici par exemple, avec une formule au foie gras, et l'autre au saumon, et la petite touche du Chef qui fait toute la différence : un ketchup à base de pépins de melon et des produits frais maison...
Les clients traînent en longueur tant on s'y sent bien, ils repartent tous avec de petits sacs estampillés " Prévôt ". Il est déjà tard dans l'après midi quand nous quittons le restaurant
...
Pour ma part, je me dis que j'ai bien de la chance d'avoir "une telle cantine de luxe" au pied de ma Colline...
Si vous passez vers Cavaillon, quittez l'autoroute, prenez le rond-point, rentrez dans la ville, c'est là sur votre droite, il ne vous reste plus qu'à découvrir un peu de la magie du Melon et des produits d'ici...

et puis pour découvrir formules, menu ou ateliers c'est ici !

Restaurant - table gastronomique Prévôt 
353, Avenue de Verdun
84300 Cavaillon
04 90 71 32 43 
Horaires :  du mardi au samedi 
12/13h30 - 19h30/21h30 - jours de fêtes & fériés
1 étoile au guide Michelin - Maître Restaurateur 

17 juillet 2013

Eau solaire rafraîchissante ...

Vous êtes nombreux à me demander des "Eaux Florales " ou "Eaux de Fruits" alors voici ma petite dernière puisque c'est celle que j'ai préparé hier alors que nous avions du monde au Cabanon et que la chaleur était à son comble ...
Le but de ces "Eaux " est de rafraîchir et de désaltérer sainement ...
L'aspect esthétique est bien évidement un élément important ...
En tant que naturopathe de formation j'ai souvent la charge de la création de "Tisaneries" ou autre "Bars à boissons" , c'est pour moi un grand plaisir que de démontrer que l'on peut boire sainement et joliment ...
Je ne vous dévoilerais pas ici tous mes secrets mais vous donnerais juste cette recette , à vous d'inventer les vôtres ,
(l'aspect thérapeutiques de mes Eaux florales vont au delà de "la jolie boisson" évidement )
Eau solaire de Thym / fruits rouges / citron bio 
Mettre une a deux petites branches de Thym frais à macérer au soleil dans une grande carafe avec de 1 à 2 litres d'eau de source ou d 'eau filtrée ...
Une heure devrait suffire en plein soleil estival 
 filtrer le tout 
Râper un peu de citron bio et couper un tranche , mélangez à l'eau de thym filtrée . Ajoutez des fruits rouges de votre choix (une poignée suffit ).
Laissez macérer 30 minutes au frais. 
Servir frais ...

*On peut remplacer l'eau solaire de thym par de l'hydrolat de thym (en magasin diététique ou bio)


14 juillet 2013

Vin de feuilles de cassis pour vos apéritifs d'été...

Vous l'avez attendu ? Moi aussi, quoique pas tant que ça...

Parce que mes vins sont des vins de "mémés " ne veut pas dire qu'il faille les attendre des lustres , la vie aujourd'hui vous savez bien ...
On veut tout, tout de suite...
Moi je suis du genre patiente ou alors par la force des choses, je le suis devenue...
Ma cuisine simple requiert du temps parfois oui et de la patience évidemment, mais tout est modulable dans la vie, vous le savez bien, alors je vous ai concocté un petit vin divin de grand-mère façon 2013...
Lorsque nous sommes tranquilles au Cabanon, nous déjeunons sous les pins et discutons de tout et de rien. C'est un moment privilégié que nous aimons. C'est en regardant mon pied de cassis qui avait bien brûlé d'ailleurs l'année dernière qu'il m'a demandé :
"Qu'est ce que tu fais avec ça ? "
Je l'ai regardé et me suis dit que c'était l'occasion de faire du vin de feuilles de cassis...
Sauf qu'un vin de fruits, d'herbes ou de plantes, ça prend 40 jours environ selon nos grand-mères et mon grand-père, en l’occurrence, (comme mon vin de feuilles de figuier ici par exemple) et moi j'avais envie de vin de cassis pour le week-end du 14 Juillet alors j'ai ressorti mes "vieux grimoires ", toutes ces notes accumulées dans des tiroirs (et des cartons, puisque nos travaux empiètent désormais sur ma future chambre et futur atelier) et j'ai trouvé la solution tout simplement...
Alors voici un vin délicieux pour vos apéritifs, ici nous l'aimons bien glacé, juste servi dans de petits verres dont j'ai hérité il y a longtemps, au charme désuet d'antan qui colle bien avec l'image de ce Cabanon...
Un vin qui ne vous prendra que quelques feuilles d'un plan de cassis et deux ou trois jours...
Vin de feuilles de cassis pour vos apéritifs d'été 
pour 5 l de vin blanc 
40 feuilles de cassis (+ ou -)
100 g de sucre 
1 verre d'alcool de fruit ou de Vodka 
1 peu d'écorce de citron bio
quelques grains de cassis 

Prélevez les feuilles de cassis, lavez les avec de l'eau et essorez-les !
Lavez et stérilisez un bocal de 5 l 
*pour le stériliser rapidement, une astuce : lavez-le puis essuyez-le avec un torchon propre puis nettoyez-le à nouveau avec un peu de papier et de l'alcool à 90°, une astuce de grand-mère qui marche vraiment !
Ensuite, il vous suffit de remplir avec les feuilles, l'écorce de citron, les grains de cassis et la vodka (ou l'alcool de fruits)
Faites chauffer doucement 4 litres de vin blanc (ne le faites surtout pas bouillir !). Quand le vin fume, versez-le sur votre mélange et fermez votre bocal !
Laissez-le 3 jours à macérer ainsi,vous pouvez le filtrer, il est prêt à être déguster 
NB : Pour ma part, je laisse les feuilles durant un mois puis le filtre ensuite mais je le consomme dès le 3ème jour, en rajoutant un peu de vin blanc froid de temps en temps pour avoir du vin durant l'été...
Au bout de quelques jours, il prend une couleur de plus en plus rosée...

A boire avec modération évidement !
Bel été à vous tous ...

8 juillet 2013

Le Mas des Herbes blanches à Joucas & le Chef Akhara Chay

La semaine dernière j'ai retrouvé Dimitri Kuchenbrod de DK Consulting  au Mas des Herbes blanches...
à 8 km du village de Gordes (et à 45 km d'Avignon) dans le village de Joucas (haut lieu des Templiers, petit village aux rues caladées où vous pourrez retrouver quelques vestiges gallo-romains, une jolie église, un lavoir ou un moulin à huile) ce qui fût autrefois une vieille ferme est devenue il y a 30 ans l' un des premiers " Relais et Châteaux " du Lubéron.
Ce Lubéron secret que j'aime tant cache souvent en son cœur de belles adresses.
 Il suffit de circuler l'été sur ses routes ombragées de pins et d'oliviers, pour découvrir peu à peu ce que révèlent, une fois leurs portails de pierres dépassés, ces lieux mystérieux souvent chargés d'histoire...
 Bâti en pierres sèches typiques du coin, le Mas des Herbes blanches vous incite dès son entrée au calme et à la langueur estivale, le tout à peine "troublé" par le son des cigales...
Car oui tout est là : 
la pierre blanche apaisante, l'olivier majestueux, le soleil omniprésent et le chant des cigales discret mais qui fleure bon la Provence !
L'ensemble doté d'un chic indéniable mais jamais ostentatoire, c'est çà, la Provence que j'aime...
Passé le porche voûté en pierre sèche, la réception vous attend ainsi qu'un personnel discret, prévenant  et souriant : c'est rare et ça mérite d'être noté !
Je retrouve Dimitri et le directeur de l’Hôtel Jérémie Achiardy 
(au parcours prestigieux
qui me conduisent immédiatement à la rencontre d'un Chef que je voulais à tout prix découvrir et pour cause : avec des origines thaïlandaises et cambodgiennes, j'avais envie de voir comment sa cuisine s'était "construite" en Provence...
Akhara Chay a posé "ses couteaux", voilà 5 ans au Mas des Herbes blanches. 
Pour la belle biographie du Chef ...
 Après ses débuts chez Ghislaine Arabian, il fera un passage chez Ducasse au Park ou au St James à Paris, suivi d'un arrêt chez son mentor le chef Éric Provost, au Royal Barrière à Deauville où il récoltera  "l'étoile au Guide Rouge dès la première année", il passe ensuite son diplôme à l'école des Chefs à Ecully, à l'institut Paul Bocuse. Puis  direction le Sud, où il  intègre le Mas Candille à Mougins en tant que deuxième Chef aux cotés de Serge Gouloumès...
C'est un Chef sympathique, humble et attentionné que je rencontre et qui me propose de découvrir comment il manie l'art d'une cuisine française empreinte de saisonnalité, aux produits locaux de qualité à ses influences asiatiques...
Nous attaquons par une belle coupe de Champagne, la vue depuis la terrasse est à l'image de ce que ce Lubéron a à offrir : face à nous, les falaises vertigineuses de Buoux, haut-lieu d'escalade surplombant le ruisseau Aiguebrun et la vallée en bas écrasée de soleil...
En amuse-bouche, un plateau de 3 petites bouchées : 
Crème de céleri sur toast, "Cromesqui" de volaille & sauce aigre-douce ou chips & dip 
c'est frais et délicat...
Ensuite le Chef à sélectionné pour nous 3 entrées suivies de 3 plats et 3 desserts, le tout servi de manière très fluide par un personnel souriant, présent mais jamais pesant 
(ce que j'apprécie pleinement surtout lorsqu'en vacances et loin de tout "protocole "...)
En Entrée : 
*Vapeur de crêpe de riz à l'encre de seiche 
(cochon / langoustines, émulsion bisquée au lait de coco) 
* l'assiette la plus "asiatisante" avec  un Bánh cuốn
original à la texture parfaitement maîtrisée avec juste ce qu'il faut d'humidité et de "mâche", le lait de coco enrobant le tout discrètement !
*Petits pois en 3 façons 
(Crème brûlée / Espuma / Écossé / Queues de Gambas)
*Asperges vertes "bourgeoises" cuites à l'anglaise 
(Pancetta fumée / Parmesan / vinaigrette d’échalotes & réduction de Porto
& Balsamique )
En plat :
*Sole soufflée, duxelles de courgettes 
(Ravioli de champignons glacés au beurre, jus de rôti)
 le tout très fin et harmonieux, j'ai adoré les ravioli (joli parfum d'estragon dans la duxelle de champignons)
*Filet de rouget barbet en croûte de pain & chorizo ibérique 
*Compression de poitrine de veau de l'Aveyron 
(cuite en basse température / shiitake/  jus de viande au citron confit)
***
Tout était fin, harmonieux et fluide, une cuisine française parfaite avec de petits sursauts asiatiques discrets, une cuisine accessible à tous ! 
***
Les desserts signés du Chef Pâtissier Willy Tourrette valent à eux seuls le détour avec une fraîcheur et un panel de fruits de saison, superbe !
La carte des vins offre un choix de vins Lubéron ou Ventoux à découvrir 
et bien évidement tous les classiques (Bordeaux, Bourgogne, Champagne, etc...)
Il ne vous reste plus qu'à vous prélasser ensuite au bord de la superbe piscine ou vous reposer dans l'une des 19 chambres et suites avant l'heure de l'apéro et du dîner...
Le Chef change sa carte tout les mois et propose chaque soir un nouveau menu, vous n'aurez que l'embarras du choix !
C'est une adresse à découvrir lors d'un lunch par exemple 
(oui on ose pousser les portes d'un relais-château pour se faire plaisir aussi) 
ou d'une soirée en amoureux pour son son côté romantique et secret mais également en famille lors d'un séjour en Lubéron pour côté paisible et familiale...
Tout est calme et simple, fluide et harmonieux comme le bonheur...
Une belle adresse à garder pour de petits moments privilégiés !

HOTEL-RESTAURANT "LE MAS DES HERBES BLANCHES " - LIEU DIT "TORON "
84220 JOUCAS    
 Tel. : +33 (0)4 90 05 79 79 - Fax : +33 (0)4 90 05 71 96 reservation@herbesblanches.com

5 juillet 2013

Aïoli à l’huile de Calendula & les Calamars grillés pour une soirée d'été en Provence...





Quand il s'agit d'Aïoli, les uns vous diront qu'il est originaire de Catalogne, les autres, tout droit venue de Marseille ...
Certains vous diront qu'il faut monter une gousse d'ail avec de l'huile (et un peu de sel) comme en Catalogne, les autres, que sans pommes de terre l'Aïoli n'est qu'une "vulgaire" mayonnaise. Certains en Espagne vous parle de la monter au lait ou avec un jaune d’œuf elle reste donc une mayonnaise et on la connait à base de mie de pain également !
Ensuite safran ou piment doux, tout est question de goût et de choix, bref...
Ainsi en est de toute recette je crois, alors je vous le dis, je me moque de qui a raison, qui dit vrai, qui dit faux. 
Pour moi, l’aïoli c'est de l'ail dans de l'huile "ail i oli " , le reste après on s'en moque , oeuf , pain , pomme de terre à vous de choisir ....
 Ici, on m'a appris à monter mon aïoli avec une pomme de terre, et c'est vrai que c'est bon . Pourtant j'aime bien improviser et varier en fonction de mes plats...
Alors, lorsque j'ai préparé ce plat, je me suis mise à imaginer une "autre Aïoli", une variante à ma façon. Alors ne venez pas me dire qu'elle n'est pas une aïoli, c'est ma version, à ma façon, et elle est parfaite pour enrober ces calamars grillés à la plancha...
J'ai reçu en cadeau ce magnifique mortier ancien et me régale en y préparant tapenades & aïoli ou autres pesto de mon choix...
C'est vrai que c'est un vrai plaisir que de monter son aïoli à la main 
(mais qui requiert une bonne technique et surtout un certain coup de main) ...
Je dois avouer que je me suis fait une sacrée crampe en voulant soutenir le rythme mais avec un peu d'huile de coude on arrive à tout :)
Le but était de préparer une sorte d'aïoli hybride. 
La voici telle que je l'ai préparé, c'était succulent et parfait pour ces encornets frais...
Aïoli à l'huile de calendula, au piment (et à la pomme de terre)
*cuire une pomme de terre dans sa peau à l'eau salée, la rincer et réserver.
*dans un mortier, déposer un jaune d’œuf, une gousse d'ail dégermée, un peu de sel (et un peu de piment d'Espelette, dans mon cas, ou de safran si vous le souhaitez) 
*battre le mélange avec le pilon et ajouter un filet d'huile d'olive coupé à l'huile de tournesol infusé préalablement avec des fleurs de soucis...
*quand le mélange est homogène, ajouter la pomme de terre pelée en morceaux et monter votre aïoli avec toujours un filet d'huile régulier, monter l'aïoli petit à petit...
*nettoyer les encornets (ou calamars) 
*les faire sauter dans de l'huile d'olive, saler et poivrer puis ajouter un hachis d'ail et de persil plat 
*servir dans une assiette sur un peu d'aïoli, accompagné de petites rattes...
(ici quelques Vitelottes du jardin également !)
...
Huile de Calendula 
Faire infuser dans moitié d'huile d'olive et de tournesol quelques fleurs de soucis (une semaine à quelques semaines)
Filtrer...
Le Cabanon Juillet 2013

Bon week-end à vous...

3 juillet 2013

"Meet" un nouveau magazine culinaire allemand pour les hommes {& mon hamburger }

Si vous êtes de passage en Allemagne ou tout simplement vous êtes allemand et me lisez régulièrement (comme une partie de mon lectorat  ) précipitez vous chez votre buraliste pour acheter le premier numéro du nouveau magazine culinaire pour les hommes MEET ...
Par la même occasion vous y retrouverez mon Hamburger au Torshi ...
Je vous laisse ma version française  à découvrir si vous ne la connaissez pas déjà :
La recette est ici 

2 juillet 2013

Les Rencontres Gourmandes de Vaudieu

C'est en 2009 que Laurent Brechet du Domaine de Vaudieu à Châteauneuf-du-Pape et le Chef de "la Petite Maison" à Cucuron, Eric Sapet, lancent "les Rencontres Gourmandes de Vaudieu ", un concours saisonnier dont l'objectif est de réunir des talents de la scène locale gastronomique autour d'accords Mets & Vins (et surtout autour de produits locaux et de saison...)
Depuis, ces "rencontres" perdurent et offrent toujours de beaux accords !
Lundi 24 Juin, c'était l'heure à nouveau d'une belle réunion de Chefs dont la réputation n'est plus à faire et où j'ai pu retrouver notre célèbre Monsieur Jean-Jacques Prévôt du restaurant Prévôt à Cavaillon (qui s'est refait une beauté récemment, pas Prévôt mais bien le restaurant hein bon ! ) accompagné de sa charmante sommelière de fille Sandra-Rose Prévôt, découvrir Laurent Azoulay du Saule Pleureur à Monteux (que je ne connaissais que de nom) et Bruno d'Angelis de l'Hôtel d'Europe à Avignon qui s'est révélé être le "gagnant "de cette finale.

 A l'organisation Dimitri Kuchenbrod et dans le Jury des noms prestigieux (notre traiteur local Meffre, Michel Hidalgo, l'oenologue Philippe Cambie, S. Dupire, J. Resseguie, Gilles Leclerc, ancien footballeur et désormais vigneron entre autres ou Bernard Vivies pour ne citer qu'eux).


J'y ai retrouvé Louise Massaux de "Quille de Filles" (ma rousse préférée) et rencontré plein de gens très sympathiques (Olivier Souron de RFM ou la pétillante Alice Béguet de la Tambouille d'Alice ou Annie Sabater de Imajor...)
Au Menu :
Un thon de Méditerranée, fin en bouche, sublimé par de petites touches de mousseline de fanes de radis, mayo de mangue et autres petites touches "condimentaires", topé d'une émulsion au thé blanc fleuri et accompagné d'un sublissime Meursault 2010 d'Antoine Jobard 

A suivre 
Un Sublime Pigeon "à sang" farci de ses abbatis de Mr. Prévôt, dont la cuisse tendre et rosée cuite à la perfection m'a transporté, évidement, c'était sans oublier le très beau Domaine des Bosquets rouge 2011 qui l'accompagnait !
Pour terminer par un Croc Chaud-froid chocolat pur Equateur de chez Castelain, cœur coulant farci d'une ganache chocolat / Châteauneuf-du-pape Vaudieu 2010, infusée de réglisse et épices, lissée aux fruits rouges :  une ganache très intéressante et accompagné du même vin rouge Vaudieu 2010... le tout signé Laurent Azoulay 
Après délibération, nos Chefs se sont vus dotés d'un classement mais là n'était pas l'important, tant leur travail par ailleurs est à l'image de leur passion...
Pour ma part de belles découvertes et un moment de choix 
J'attends juste les prochaines rencontres avec impatience !
en attendant vous pouvez découvrir, si vous êtes dans le Vaucluse et si le coeur vous en dit (et que vous êtes amateurs de bonnes choses  ET DE BONS VINS)
L'édition de 2013 de "Gigondas sur table" 
Lundi 22 Juillet 
renseignements et réservations au 04 90 37 79 60 :

Fête estivale des vins et de la gastronomie : 4 chefs, 1 fromager et 1 pâtissier de renom s'associent aux vignerons de l'appellation pour créer et vous proposer des accords «verres & verrines ».
A réserver !